Pendant des décennies, l’Europe a gouverné comme si les conditions matérielles de son existence - eau, sols, climat, paysages, assurabilité - constituaient un décor stable.
Les sécheresses, les inondations et les incendies qui gagnent désormais ses territoires révèlent combien ces conditions sont interdépendantes : derrière chaque feu peut se déployer une chaîne de fragilités écologique, hydrologique, économique, sociale et politique.
Ce qui revient aujourd’hui n’est donc pas seulement le risque climatique, mais le réel lui-même. Avec lui s’achève une parenthèse historique : celle où l’on pouvait arbitrer entre nos préférences sans avoir à garantir d’abord les conditions qui les rendent possibles.
Une approche substratologique1devient dès lors nécessaire pour repenser l’anticipation, l’investissement et l’adaptation.
Continue reading this post for free, courtesy of futuratinow.